Description

Dans cet essai lucide et nécessaire, Ethel Groffier explore les limites de la liberté artistique lorsqu’il est question de parler de l’autre. Elle démontre que toute relation interculturelle saine avec les peuples autochtones ne sera possible que lorsque nous aurons reconnu nos torts
et offert une pleine réparation. C’est une démarche qui va au-delà de la place réservée aux peuples autochtones dans nos productions artistiques, une démarche qui interpelle chaque citoyen.

Reviews

À l'été 2018, le Québec vit l'éveil brutal à l'opprobre de l'appropriation culturelle. Un groupe de militants accuse l'icône du théâtre québécois Robert Lepage d'exclure les chanteurs noirs de SLAV, une production sur l'esclavage présentée au Festival international de Jazz de Montréal. D'autres reprochent au dramaturge de ne pas avoir fait appel aux artistes autochtones dans la conception et la représentation de Kanata, une pièce qu'il monte à Paris. Robert Lepage s'est-il approprié indûment l'expérience douloureuse des Afro-Américains et des peuples autochtones au point de les priver de leur voix, de les effacer de l'espace public ? Dans cet essai lucide et nécessaire, Ethel Groffier explore les limites de la liberté artistique lorsqu'il est question de parler de l'autre. Elle démontre que toute relation interculturelle saine avec les peuples autochtones ne sera possible que lorsque nous aurons reconnu nos torts et offert une pleine réparation. C'est une démarche qui va au-delà de la place réservée aux peuples autochtones dans nos productions artistiques, une démarche qui interpelle chaque citoyen.